Etre un bon entrepreneur

Etre un bon entrepreneur : coursier #1 Créer son entreprise

Créer son entreprise

Ce coursier qui apporte le diner les soirs où on a pas envie de bouger, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi. En fait, c’est Tony étudiant en BTS. Difficile avec ses horaires de cours, ses stages et ses examens d’avoir des heures de travail réguliers. Mais cela ne fait pas peur à Tony, car il a décidé de devenir coursier pour une plateforme de livraison même si c’est un saut vers l’inconnu en matière de revenus et de charges d’impôts.

Tony se rend à une réunion d’information et rencontre d’autres livreurs. Par le bouche-à-oreille, il entend parler du site Sireniti. 

Sireniti a créé des parcours dédiés pour répondre aux attentes des plateformes et des coursiers à vélo : 

L’avantage c’est que les parcours sont préremplis. Vous n’avez pas besoin de vous demander quelle est l’origine des fonds de l’entreprise ou quel sera le lieu d’exercice. 

Tony répond alors facilement aux questions sur ses informations personnelles. Et là, c’est le drame. 

Une fois arrivé à l’étape 5 de l’inscription, on lui demande : souhaitez-vous opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu ?

Qu’est-ce-que ça peut vouloir dire ?  Il contacte le support pour y voir plus clair… 

Qu’est-ce qu’un versement libératoire ?

En choisissant le prélèvement forfaitaire libératoire, vous payez tous les mois ou tous les trimestres des impôts sur les revenus de votre micro-entreprise en même temps que vous payez vos cotisations sociales. 

Etre un bon entrepreneur

Et combien paye-t-on ?

C’est un pourcentage. Il est différent en fonction de la nature de l’activité : 

  • 1 % pour les entreprises de vente ou de fourniture de logement 
  • 1,7 % pour les entreprises réalisant des prestations de services, comme les coursiers 
  • 2,2 % pour les titulaires de bénéfices non commerciaux. 

Donc les mois où il y a 0 € de chiffre d’affaires, il n’y a pas d’impôts à payer. 

Donc on ne déclare plus ses revenus ? 

Si ! Vous continuez de déclarer vos revenus une fois dans l’année. Vous ne payerez pas d’impôts deux fois, mais informer l’administration permet de calculer votre revenu fiscal de référence et le taux moyen d’imposition du foyer.

Et quel est l’autre option ? 

Sans le versement libératoire, vous déclarez vos revenus tous les ans comme vous le feriez pour votre salaire par exemple. À partir de là, votre centre des impôts applique un abattement et calcule le montant de vos impôts. 

  • 71 % du CA pour les activités d’achat-revente ou de fourniture de logement  
  • 50 % du CA pour les autres activités relevant des BIC 
  • 34 % du CA pour les BNC.

D’accord, mais je ne sais pas quoi choisir… Vous pouvez me conseiller ?

Etre un bon entrepreneur

Sur ce point nous ne pouvons pas vous aider. Tout dépend de votre situation (Si vous avez d’autres revenus, en fonction de la composition du foyer…)

Il faut essayer d’anticiper sur son futur chiffre d’affaires et retenir qu’avec l’option l’impôt est payé du moment dès le premier euro de chiffre d’affaires et que sans l’option il y a toujours un abattement sur le chiffre d’affaires et qu’en dessous de 9 964 € (revenus de 2019 pour une personne seule) vous n’êtes pas imposable. Prenons un exemple : 

Comme coursier, vous exercez une activité de service. Vous travaillez pour l’équivalent d’un emploi salarié à mi-temps et vous réalisez un chiffre d’affaires de 10 000 euros par an. 

Avec le prélèvement forfaitaire libératoire, vous allez payer 10 000 x 1% = 100 euros d’impôts. 

Alors que sans l’option, vous allez payer 10 000 – 50 % = 5 000 € de revenu imposable.   
Vous êtes non imposable car en dessous du seuil.  

Vous ne pouvez vraiment pas me conseiller ? 

Je regrette, ce n’est pas possible. C’est comme pour votre banquier. Il peut vous informer sur les produits boursiers, mais n’a pas le droit de vous conseiller d’investir sur certaines actions plutôt que sur d’autres. 

Tony termine son inscription, mais il aura peut-être d’autres questions …