BIC ou BNC, que choisir ?

Lorsqu’on débute une activité libérale, il faut choisir un régime d’imposition sur les bénéfices.

Il en existe deux : BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) et BNC (Bénéfices non commerciaux).

Leur principale différence repose sur le mode de calcul du bénéfice imposable.

 

Le régime d’imposition sur les bénéfices BIC

 

Vous êtes imposable si vous exercez une activité commerciale, industrielle ou artisanale.

Ce bénéfice est déterminé en fonction des dates des prestations fournies et des biens achetés ou vendus. Pour calculer votre bénéfice, il faut s’appuyer sur toutes les factures émises par l’entreprise même si l’entreprise n’a pas encore été payée à la fin de l’exercice comptable. On appelle cela, la comptabilité d’engagement.

 

Le régime d’imposition sur les bénéfices BNC

 

Vous êtes imposable si vous exercez une profession libérale (médecins, avocats, experts-comptables etc).

Ce bénéfice est déterminé en fonction des seules créances payées par vos clients et des seules dépenses payées par vos fournisseurs. Seul ce qui est payé est imposable. On appelle cela, la comptabilité de trésorerie.

Selon que vos bénéfices soient des BIC ou des BNC, le cas de l’abattement forfaitaire dans le cas d’une micro-entreprise est différent. Lors de votre déclaration, il ne sera pas demandé de déclarer le bénéfice imposable mais le chiffre d’affaires.

 

Il existe d’autres différences entre ces deux régimes, par exemple la date de clôture de l’exercice comptable.

Pour le BIC, cette clôture peut se faire n’importe quel mois de l’année. En revanche, pour le BNC, elle a lieu le 31 décembre.

Il n’est pas possible pour un régime BIC de passer au régime BNC (ou à une comptabilité de trésorerie). En revanche, il est possible pour un régime BNC de passer à un régime BIC (ou à une comptabilité d’engagement).